Communiqué de presse : Le secteur amidonnier perturbé par une moisson 2016 hors norme.
12/09/2016

La mauvaise récolte 2016 de blé tendre français, qui affecte l'amont agricole, impacte également l'amidonnerie. 

Les caractéristiques inhabituelles du blé obligent les amidonniers à adapter leurs procédés de transformation, ce qui induit des coûts de production supplémentaires. 

La filière, qui valorise 20% du blé tendre utilisé sur le marché français, met en œuvre tout son savoir-faire pour faire face à ce contexte exceptionnel.
 

Les mauvaises conditions climatiques de ces derniers mois ont affecté de façon exceptionnelle la récolte française 2016 de blé tendre. Les rendements ont diminué de près de 30% et la qualité des grains est doublement affectée, entraînant des difficultés au niveau industriel.

Tout d'abord, un poids spécifique (ou PS) hétérogène qui descend sous les 70kg/hl et même pire, très en dessous des grilles contractuelles de qualité (>74 kg/hl mini), ce qui n'est pas en adéquation avec les besoins des amidonniers.

Par ailleurs, le taux de protéine est plus élevé qu'à l'accoutumé et l'extraction de la protéine du grain se révèle plus difficile. Les amidonniers sont également préoccupés par la qualité de la protéine de cette année.

Le blé collecté se révèle donc difficile à travailler et le process de fabrication s'en trouve ralenti, notamment pour l'amidon, en raison d'une perte de débit et d'une baisse des rendements d'extraction en atelier de production, ce qui pèse sur les coûts de production.

Dans ce contexte difficile, chacun des amidonniers a noué un dialogue constructif avec ses fournisseurs pour trouver les solutions les plus adaptées afin d'obtenir un niveau de qualité satisfaisant. Les amidonniers affineront dans les prochaines semaines et au fur et à mesure des réceptions dans les usines leurs perspectives pour la campagne 2016/2017.

 
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